Le système de la retraite

Notre système d'assurance retraite est complexe. Retraite de base, complémentaire... Mieux comprendre comment le système fonctionne est une condition indispensable pour anticiper et préparer sa retraite.

La retraite, une pyramide à 3 étages

En France, la retraite repose sur trois piliers :

  • les régimes de base légalement obligatoires,
  • les régimes complémentaires légalement obligatoires,
  • les formes d’épargne retraite, collective ou individuelle, facultatives.

PILIER 1 : Régime général obligatoire

Régimes de base

Les régimes de base forment le socle de notre système d'assurance retraite. 

Ils couvrent aussi bien, sous des formes différentes : 

  • les salariés du privé, 
  • les salariés agricoles, 
  • les salariés de l’État, des collectivités territoriales et des hôpitaux, 
  • les salariés des régimes spéciaux (EDF-GDF, SNCF, Banque de France...), 
  • les non-salariés (exploitants agricoles, commerçants et industriels, artisans, professions libérales, religieux...). 

 

Ils présentent un certain nombre de caractéristiques communes, parmi lesquelles on peut citer : 

  • un fonctionnement par répartition, 
  • un décompte des droits généralement en trimestres, 
  • des cotisations et des retraites assises non pas sur la totalité du salaire ou du revenu professionnel, mais sur une base réglementaire (par exemple, le plafond de la sécurité sociale pour les salariés, ou le traitement hors primes pour les fonctionnaires), 
  • une retraite représentant elle-même un pourcentage du salaire ou revenu ainsi plafonné. 

En d’autres termes, si votre salaire ou votre revenu professionnel est inférieur au plafond, il est pris en compte dans sa totalité pour calculer vos cotisations et votre retraite dans le cadre du régime de base (régime général et régimes alignés). 

En revanche, s’il est supérieur au plafond, seule la fraction inférieure à ce plafond est prise en compte pour calculer vos cotisations, puis le montant de votre retraite de base.

PILIER 2 : Retraite complémentaire obligatoire (ARRCO - AGIRC)

Régimes complémentaires

Aujourd’hui, les caisses de retraite complémentaires obligatoires couvrent exactement les mêmes assurés que les régimes de base. 

 

Comme les régimes de base, ils reposent sur le mécanisme de la répartition, assorti d’un système de points retraite, dont le nombre est fonction de la durée et du montant des cotisations. 

 

Il existe cependant au moins une différence notable dans l’organisation de ces régimes : 

  • pour les salariés, le régime de base et le régime complémentaire sont gérés par deux organismes distincts (par exemple la Cnav et la caisse de retraite complémentaire Arrco), voire trois pour les cadres (avec la caisse Agirc), 
  • pour les non-salariés, la même caisse gère souvent le régime de base et le régime complémentaire. 

PILIER 3 : épargne retraite supplémentaire facultative

Epargne retraite

Bien que le principe en soit ancien (il s’agit en fait d’une adaptation de l’épargne de précaution traditionnelle), ces formes d’épargne retraite connaissent un développement récent. 

 

Celui-ci tient à plusieurs phénomènes : 

  • la recherche par les entreprises de moyens de motiver et/ou de retenir leurs salariés sans recourir à des augmentations du salaire direct, 
  • les inquiétudes, réelles ou suggérées, sur le devenir des systèmes de retraite par répartition, 
  • des mesures fiscales et sociales encourageant leur développement, à l’image des dispositions correspondantes de la loi du 21 août 2003 portant réforme des retraites. 

 

Cette épargne retraite recouvre des mécanismes très différents, parmi lesquels on peut citer : ​​Les contrats «loi Madelin» / Le plan d’épargne retraite populaire (Perp) / Le plan d’épargne retraite entreprise (Pere) /L'Article 83 / Le plan d’épargne pour la retraite collective (Perco)

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