Bien préparer sa retraite : nos recommandations pratiques

Adapter son épargne aux moments de vie clés

La préparation de la retraite n’est pas un processus linéaire. Elle doit être réajustée à chaque grande étape de la vie.

La stratégie retraite doit être vivante, évolutive. Ces étapes constituent autant de moments privilégiés pour la revisiter, et l’adapter à sa nouvelle situation.

L'entrée dans la vie active

Commencer à épargner tôt pour sa retraite, même avec des petits montants, est un atout considérable .

À 35 ans 

Réception du premier Relevé individuel de situation (RIS), qui met souvent en lumière des trous dans la carrière, et/ou des droits inférieurs aux attentes. C’est le moment d’augmenter l’effort.

Fin du crédit immobilier

Fin du crédit immobilier : rediriger une partie de cette capacité libérée en effort d’épargne retraite est un réflexe efficace.

Évènements familiaux

(Mariage, divorce, recomposition familiale) : autant de situations où il faut revoir ses clauses bénéficiaires et ajuster ses cotisations.

Héritage

C’est une opportunité pour allouer une fraction de la somme à un produit retraite pour sécuriser l’avenir. Par exemple, flécher une partie sur un PER(1), et conserver le solde pour des projets personnels.

Découvrez l’espace « Moments de vie » sur notre site umr.fr

Vous y trouverez une frise chronologique interactive qui met en lumière les étapes clés de votre parcours personnel et professionnel ayant un impact sur votre retraite. Pour chaque moment, nous vous proposons des explications claires, des conseils pratiques et des outils pour mieux vous accompagner.

Découvrir Moments de vie

À la retraite, choisir la rente ou le capital ?

L’une des grandes forces du PER est de laisser le choix, au moment de la retraite, entre une sortie en rente viagère, en capital, ou en combinaison des deux. Chacune de ces options répond à des besoins différents : bien les comprendre permet de bâtir une stratégie équilibrée. 

💰 La rente viagère

Face au risque de longévité (vivre plus longtemps que son capital), la rente viagère reste la meilleure garantie : elle assure un revenu jusqu’au décès, quel que soit l’âge atteint.  

C’est la force de la mutualisation : certains décèdent tôt, d’autres très tard, mais tous sont couverts. Des exemples réels existent de personnes parties très jeunes en retraite et ayant perçu une rente pendant plus d’un demi-siècle. Aucune stratégie 100 % « capital » ne peut offrir autant de sécurité dans la durée.

Le titulaire du plan peut également protéger ses proches si son décès survient pendant la période de versement d’une rente, en choisissant parmi plusieurs formules de réversion.  

💶 Le capital

À l’inverse, le capital permet de disposer d’une somme ponctuelle, utilisable librement pour réaliser des projets : voyages, travaux, aides aux enfants, acquisition d’un bien. Il offre une grande souplesse d’utilisation. Sa grande souplesse en fait une solution adaptée aussi bien au début de la retraite qu’à un âge plus avancé, lorsque surgissent par exemple des besoins d’aménagement du logement ou des dépenses liées à une perte d’autonomie.

Mais gérer un capital sur le long terme est un métier : il faut du temps, des compétences, accepter le risque du marché et la volatilité. Une mauvaise gestion ou une crise financière peuvent réduire la valeur du patrimoine alors même que les besoins augmentent avec l’âge.  

Quant aux placements réputés pérennes, comme l’immobilier locatif, ils peuvent délivrer des rendements nets modestes et poser des problèmes de liquidité si une vente rapide s’impose.

Combiner rente et capital ?

Dans la pratique, il n’est pas nécessaire de choisir exclusivement. Au contraire, la stratégie la plus efficace consiste souvent à combiner rente et capital :

💰 La rente pour assurer les revenus de base tout au long de la vie ;

💶 Le capital pour garder une marge de liberté et financer les projets ponctuels.

Ce mix permet de profiter de la tranquillité d’esprit de la rente tout en conservant la flexibilité du capital. 

Penser aux clauses bénéficiaires et aux aléas de la vie

Enfin, il ne faut pas négliger l’importance des clauses bénéficiaires. Elles doivent être mises à jour en cas de mariage, divorce, recomposition familiale ou naissance. Trop souvent, elles restent inchangées et ne correspondent plus à la situation réelle, avec des conséquences lourdes en cas de décès.

De même, il faut garder à l’esprit que la préparation retraite doit prendre en compte les aléas de la vie de couple : séparation, décès prématuré, arrivée d’enfants… Autant de moments où il faut réévaluer sa stratégie, non seulement pour soi, mais aussi pour assurer la sécurité financière de son conjoint et de sa famille. 

Raisonner en couple : protéger son conjoint et optimiser sa retraite 

La pension de réversion, une protection réservée aux couples mariés

La retraite ne se prépare pas seulement pour soi. Elle se pense au niveau du couple. Le système français de retraite obligatoire a été conçu autour du mariage : la pension de réversion ne bénéficie qu’aux conjoints mariés. Ni le Pacs ni le concubinage n’ouvrent ce droit. Le coût actuel de la réversion est considérable, de l’ordre de 37 milliards d’euros par an(2). De fait, son extension à d’autres statuts conjugaux n’est pas à l’ordre du jour. 

Raisonner en couple, c’est donc se demander : « Si je disparais demain, mon conjoint pourrait-il vivre dignement avec ses seuls droits ? » C’est aussi anticiper les situations de divorce (prestations compensatoires parfois insuffisantes) et de recomposition familiale. 

Concrètement, se marier reste, au-delà des considérations personnelles, une décision protectrice sur le plan patrimonial. 

Deux PER plutôt qu’un : une meilleure stratégie pour le couple

Lorsqu’un couple choisit d’épargner pour sa retraite, il est souvent tenté d’alimenter un seul contrat. Or, il est bien plus efficace que chacun dispose de son propre PER. 

Pourquoi ? 

  • Parce que cela permet d’optimiser la déductibilité fiscale : chacun profite de ses plafonds personnels de déduction, quitte à mutualiser si besoin ;
  • Parce que cela protège mieux en cas de décès : le conjoint survivant peut récupérer l’épargne retraite du défunt avec une fiscalité très favorable. Ainsi :
    • Le conjoint (marié ou pacsé) est totalement exonéré de droits de succession ;
    • Le conjoint peut récupérer le capital sans imposition sur le revenu. Seuls les prélèvements sociaux sur les plus-values sont dus. 

En pratique, un couple qui verse 200 € par mois a intérêt à répartir la somme en 100 € chacun plutôt qu’en 200 € sur un seul contrat. La somme globale est identique, mais la protection et la flexibilité sont bien meilleures. 

En savoir plus sur la fiscalité du PER

(1) Le plan d’épargne retraite (PER) est un produit financier qui peut comporter un risque de perte en capital
(2) Source : https://www.cor-retraites.fr/sites/default/files/2024-02/Doc...

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